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Finale TOP 14 : 1994-1997, retour sur le règne sans partage du Stade Toulousain

Finale TOP 14 : 1994-1997, retour sur le règne sans partage du Stade Toulousain

Publié le 25/06/2026

En cas de succès ce samedi au Stade de France, la génération actuelle du Stade Toulousain marchera sur les traces de ses illustres prédécesseurs. Retour sur le quadruplé des Rouge et Noir entre 1994 et 1997. 

 

1994 : Le début d’un règne sans partage🏆 

Un entraineur unique et une génération dorée. L’épopée toulousaine commence un an avant quand Guy Novès (re)prend ses fonctions de coach, soutenu et appuyé par un tout nouveau président : Jean-René Bouscatel. Arrivé en provenance de Blagnac, où il avait dirigé l’équipe durant 1 saison, celui que l’on surnommera plus tard le « sorcier » est associé à Serge Laïrle. En proie aux doutes, à une fronde de certains joueurs et des problèmes financiers, la tâche s’annonce ardue pour les Rouge et Noir mais le nouveau duo va parvenir à relever le défi. Ils ressortent des cartons le fameux « jeu à la toulousaine », qui avait été notamment inculqué par Pierre Villepreux. Une philosophie appliquée et défendue par des joueurs d’exception. De la force pure comme celle des Califano, Portolan et Miorin alliée au talent de techniciens comme Cigagna, Deylaud, Castaignède et tant d’autres. Un collectif étoilé sorti premier des deux phases de poule avant une inexorable marche vers la finale. Narbonne en quart, Dax en demie et enfin Clermont. Au Parc des Princes, un essai de Cazalbou puis 17 points au pied de Deylaud (dont 2 drops) permettent à Toulouse de lancer une dynastie. 
 

 

1995 : Et de deux !  🏆🏆

Être sacré champion est une chose, le rester en est une autre. C’est pourtant la performance que Toulouse va réaliser. Attendue au tournant par ses adversaires, l’équipe du duo Novès-Laïrle repart de plus belle en maitrisant sa phase régulière. Deuxième de la première phase, derrière Perpignan, le Stade Toulousain file en dans ce qui était nommé Top 16. Quatre poules de quatre où ils affrontent Toulon, Brive et Nîmes. 5 victoires et un nul ont permis d’accéder à la phase finale. Agen est écarté avant une demie qui sonne comme un coup du destin, le signe que personne ne peut arrêter cette équipe. Au coude à coude avec Bourgoin, les Toulousains sont sans solution tandis qu’il ne reste que 10 minutes à jouer. Deylaud tente alors le drop du désespoir, son coup de pied est complètement raté mais Emile Ntamack a suivi et il parvient à marquer l’essai de la libération. En finale, la génération dorée joue encore avec les nerfs de ses supporters en étant menée par Castres 9-16 à la pause. Au retour des vestiaires, les champions en titre sont transcendés. Ils remontent progressivement à la marque toujours grâce à la botte de Christophe Deylaud surnommé : « M. Plus ». Un ultime essai de l’arrière Ougier et le nom du Stade Toulousain se retrouve de nouveau gravé sur le bouclier.
 

 

1996 : L’ogre est toujours affamé 🏆🏆🏆

Il y a quelques mois, Toulouse a de nouveau marqué l’histoire de son sport. En janvier, les Rouge et Noir ont vaincu Cardiff en finale de la toute nouvelle Coupe d’Europe, devenant la première équipe à avoir remporté ce trophée. L’ogre n’est pas rassasié et s’attaque à un triplé. En championnat, la phase régulière ne pose pas d’embûche sur le chemin menant à la qualification. Les champions d’Europe en titre sortent premiers de leur poule avant de basculer en huitième (la formule avait de nouveau évolué). Argelès est écarté puis c’est au tour de Narbonne, non sans avoir serré les dents avec un succès étriqué 12-9, avant de faire tomber Dax en demie à Bordeaux. Place à la finale contre Brive et surtout à un combat annoncé entre deux des packs les plus robustes de la période. La partie est cadenassée et, comme souvent, Toulouse se retrouve mené à la pause, 10-6. Pas de panique pour autant quand Castaignède et Deylaud maintiennent l’équipe à flot tandis que les Corréziens commencent à céder en commettant trop de fautes. 17-13 quand Berty plonge dans l’en-but puis 20-13 avec un drop magistral de près de 40 mètres signé du « Petit Prince » Castaignède. Toulouse égale son triplé de 1922-1923-1924 et ceux du Stade Français 1893-1894-1895 puis de Lourdes entre 56 et 58.
 

 

1997 : L’apothéose  🏆🏆 🏆🏆

Dans l’histoire du championnat de France, une seule équipe avait réalisé un quadruplé. Il s’agissait du Stade Bordelais entre 1904 et 1907. Un record qui semblait inatteignable car même des équipes portées par des générations mythiques n’y étaient pas arrivées. Lourdes, Agen, Béziers et Toulouse, personne n’y était parvenu jusqu’à ce 31 mai 1997. Pour la toute dernière finale au Parc des Princes, Toulouse sort tel un roi avec un 4e bouclier sous le bras. Et pourtant, ce match-là, contre Bourgoin, marquera plus les corps que les esprits tant la bataille est rude. 6-6 au score à 10 minutes de la fin. Toulouse s’en remet encore à la précision de Deylaud mais surtout à l’abattage de ses avants qui font plier les Berjalliens. 12-6, pas d’essai, ni d’envolée, mais Toulouse a fait ce qu’il sait faire de mieux : gagner.
 

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