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Phase finale Pennylane REPLAY HISTORIQUE

Finale TOP 14 : En 2011, Toulouse avait remporté la guerre des nerfs

Finale TOP 14 : En 2011, Toulouse avait remporté la guerre des nerfs

Publié le 23/06/2026

Lors de cette finale de 2011 entre Toulouse et Montpellier, les Rouge et Noir avaient mis leur philosophie de côté pour parvenir à ce qu’ils savent faire de mieux : gagner. 

 

Toulouse fidèle à lui même, le MHR est monté en puissance 👀

De voir Toulouse en finale n’avait déjà rien de surprenant. Il y a 15 ans, les Rouge et Noir étaient en quête d’un 18e bouclier de Brennus et avaient, comme souvent, terminé la phase régulière en tête du classement. 17 victoires, 1 nul et 8 défaites au compteur des hommes de Guy Novès qui s’apprêtaient à affronter pour le titre un nouveau venu dans le paysage du rugby français. Un jeune club d’à peine 25 ans dont l’ascension fut fulgurante. Champion de PRO D2 en 2003, vainqueur du bouclier européen en 2004, nouveau stade en 2008 et nouveau nom en 2009 pour le MHRC qui devient le MHR. Dans le sillage de cette transformation, une génération dorée prend les commandes avec des talents qui confirmeront tout leur potentiel : Fulgence Ouedraogo, François Trinh-Duc et Julien Tomas.
 


 Fulgence Ouedraogo et François Trinh-Duc concentrés à l'entrainement 
 

Montpellier surprend tout le monde  🤯

Avec ce trio accompagné de joueurs plus aguerris tels que l’actuel entraîneur, Joan Caudullo, Mamuka Gorgodze, Martin Bustos Moyano ou Timoci Nagusa, les Cistes se classent 6e. Sous la houlette du duo Galthié-Béchu, les Héraultais filent en barrages et vont réaliser un premier exploit. Un succès arraché 17-18 sur la pelouse de Castres qui deviendra la marque de fabrique de cette équipe montpelliéraine appliquant à merveille la recette : pack conquérant-buteur précis. Illustration faite à Pierre-Antoine où à la suite d’une mêlée enfoncée, à la 71e minute, Bustos Moyano n’a pas tremblé face aux barres. 
 


En demie, rebelote sur la pelouse du Vélodrome de Marseille où l’Argentin a scoré un coup de pied devenu mythique. Le Racing 92 vient de marquer à la 76e et vire en tête 25-23. Sur l’action suivante les charges héraultaises poussent les Franciliens à la faute. Le reste appartient à l’histoire avec un succès 25-26 des Cistes. De son côté, Toulouse confirme et banalise l’excellence en dominant Clermont 29-6. Le magicien fidjien, Rupeni Caucaunibuca, signe un doublé tandis que les buteurs toulousains David Skrela et Nicolas préfigurent ce qui va se passer en finale en ajustant les tentatives.
 

Le magicien Rupeni Caucaunibuca a ensorcelé la défense clermontoise lors des demies 


Toulouse et sa leçon de pragmatisme 👨‍🏫

 4 juin 2011, Stade de France. La meilleure équipe de la phase régulière se retrouve face à la dernière formation qualifiée. Une finale inédite où l’on pense assister à un duel de styles entre le jeu délié des Toulousains et l’efficacité montpelliéraine. La partie est cadenassée, le combat est intense, seul un exploit personnel de Nagusa permet au match de vraiment débuter après 25 minutes. 10 minutes plus tard, le Fidjien écope d’un jaune et permet à Toulouse de débloquer le compteur via Skrela, 3-7 à la pause. 
 


Cette action va alors résumer la stratégie toulousaine. Impacter la défense adverse, la faire céder et petit à petit se diriger vers la victoire tandis que le match passe finalement trop vite pour Montpellier. 15-10, le club le plus titré de France grave de nouveau son nom au Brennus, sans faire d’envolées mais porté par la densité de son pack et l’expérience des grands rendez-vous.