FOCUS
Publié le 08/07/2026
Au début de la saison, ils étaient 14 à prétendre à une place pour disputer la Phase Finale Pennylane. Mais seuls les six premiers du classement après 26 journées obtiennent leur billet.
Il n’a fallu que quelques journées pour comprendre à quel point la lutte pour le top six allait être acharnée. Au bout du premier tiers de la saison, à l’issue des neuf premières journées, 12 équipes se tenaient au coude à coude, tandis que l’USM Sapiac et l’USA Perpignan semblaient se diriger vers un duel pour le maintien. Entre ces deux équipes, c’est le promu Montauban qui occupait la place de barragiste devant les Catalans, toujours à la recherche de leur première victoire à ce moment-là.

Neuf journées plus tard, le classement commençait petit à petit à donner des indications pour la suite de la saison. Mais ce classement est un véritable rollercoaster, notamment pour les équipes qui bataillaient pour espérer jouer les playoffs. Au terme de la J18, le Stade Toulousain s’était détaché avec 12 points d’avance sur son dauphin, la Section Paloise.
Avec Pau justement, c’était un wagon de 11 équipes qui se tenaient en quelques points pour espérer accrocher une place dans le top six. Les Béarnais étaient bien partis, tout comme Montpellier, Clermont, Bordeaux-Bègles et Paris. Derrière, Toulon et le Racing 92 essayaient de s’accrocher, pendant que Castres, La Rochelle, Lyon et Bayonne cédaient du terrain.
Côté maintien, les Sang et Or avaient retrouvé leur grinta. Leur compteur de victoires s’était débloqué quelques journées plus tôt, avant qu'ils ne prennent progressivement confiance pour revenir sur les Montalbanais.

Mais le classement qui compte, c’est celui de la 26e journée. Et justement, pas mal de choses ont changé entre la J18 et la J26. Si Toulouse a assuré sa place de leader de la phase régulière, il a vu émerger un nouveau dauphin : le Montpellier HR. Derrière, la Section Paloise a obtenu une qualification historique grâce à une place sur le podium.
Rappelez-vous quelles équipes occupaient les six premières places quelques journées auparavant. À l’issue de la saison régulière, le classement avait bien changé. L’ASM Clermont et l’Union Bordeaux-Bègles avaient perdu gros, tandis que le Stade Français Paris s’était assuré un barrage à domicile face à une remontée exceptionnelle du Stade Rochelais, passé de la 10e à la 5e place. Dernier qualifié, le Racing 92 a lui aussi joué un mauvais tour à ses concurrents pour obtenir sa place.
Un peu plus bas au classement, c’est l’USA Perpignan qui a eu le dernier mot dans la course à la place de barragiste et qui s'imposera lors de l'Access TOP 14. Montauban, malgré une accession historique en TOP 14, n’a pas su se maintenir.

Cette saison, nombreux ont été les matchs à haute intensité qui nous ont offert leur lot de spectacle.
S’il y a une affiche qui a marqué les esprits cette saison, c’est la rencontre entre l’Union Bordeaux-Bègles et le Stade Français Paris. Un match où les deux équipes se sont répondu coup pour coup. D’un côté, la magie de Matthieu Jalibert a failli prendre le dessus, mais c’était sans compter sur la défense rugueuse des Parisiens, à l’image d’une dernière séquence où ils n’ont rien lâché jusqu’à ce contre salvateur de Paul Gabrillagues en touche pour offrir la victoire aux siens (28-33).
Depuis quelques saisons maintenant, il est difficile de venir s'imposer à Toulouse, surtout lors des soirs de gala, lorsque les matchs se disputent au Stadium. D’autant plus lorsque le décor est planté, à l’image de ce week-end du 26 avril, où la Ville Rose était mise à l’honneur avec un maillot spécial pour le Stade Toulousain et le Toulouse Football Club. Mais ce soir-là, l’ASM Clermont n’a pas décidé de se laisser faire. Résultat ? Une victoire historique (24-27), alors que les Jaunards étaient menés 21 à 0 !
Match à suspense rime avec Phase Finale Pennylane. Comment ne pas penser à ce premier barrage de la saison entre la Section Paloise et le Racing 92, avec deux styles opposés ? D’un côté, la jeunesse et la vitesse des Vert et Blanc, de l’autre, la densité physique et la conquête des Ciel et Blanc. Ce fameux barrage a vu les Franciliens réaliser un énorme coup sur la pelouse du Hameau pour obtenir une place en demi-finale (31-33).

Une nouvelle fois, de nouveaux talents ont émergé dans notre championnat. De nombreux JIFF ont accumulé les minutes de jeu, sont allés chercher une place de titulaire dans leur club, et même davantage pour certains.
Ils sont tout simplement plusieurs à avoir goûté au maillot du XV de France cette saison grâce à leurs performances répétées. Et tout cela au même poste, celui de centre. Les Bleus tiennent de nombreuses pépites, avec Fabien Brau-Boirie, Kalvin Gourgues ou encore Noah Nene.
Devant, d'autres profils se sont également une nouvelle fois révélés. Parmi eux, deux troisièmes lignes capables d'évoluer aussi bien dans l'axe que sur un côté. Cette saison, Esteban Capilla et Temo Matiu ont marqué les esprits. Le joueur de l'UBB a même connu sa première sélection avec les Bleus, à l'occasion du Crunch.

Chaque saison, le TOP 14 attire de nouveaux noms à la renommée internationale, et plusieurs d'entre eux se sont imposés dès leur première saison dans le championnat.
À commencer par l'arrière australien Tom Banks qui, avec le Montpellier HR, est le joueur ayant disputé le plus de minutes lors de cette saison 2025-2026, avec 2 145 minutes.
Autre recrue venue tout droit de l'hémisphère Sud à s'être rapidement illustrée, Harry Plummer. Le demi d'ouverture néo-zélandais a terminé en tête du classement des meilleurs réalisateurs de la saison, devant Louis Carbonel et Domingo Miotti, avec 295 points inscrits.
Après quatre saisons du côté de Toulon, l'ailier Jiuta Wainiqolo a posé ses valises à Lyon. Mais rien n'a changé pour le serial marqueur fidjien, qui a continué à inscrire des essais match après match. Pour la première fois de sa carrière, il a terminé meilleur marqueur d'essais du championnat, avec 18 réalisations.
Un peu plus dans l'ombre, mais omniprésent dans le travail de l'ombre, l'USA Perpignan a pu compter sur une recrue de poids pour assurer son maintien cette saison. Malgré une fin d'exercice écourtée par une blessure, le troisième ligne aile écossais Jamie Ritchie a joué un rôle majeur. Il a même terminé deuxième meilleur plaqueur du championnat, avec 286 plaquages.

Après une saison contrôlée en majeure partie, une demi-finale parfaite à Marseille face au Racing 92 (71-17) et une finale remportée (28-20) face au Montpellier HR, le Stade Toulousain a pour la 25ème fois de son histoire soulevé le Bouclier de Brennus, mais il s'agit surtout de la quatrième fois consécutive. Une saison de champion.