FOCUS
Publié le 29/06/2026
Dès le début de la saison, la bataille a fait rage pour les premières places du classement et Toulouse a dû faire face à une énorme adversité. Malgré une victoire sur la pelouse de Clermont dès la première journée (24-34), ainsi que quatre victoires bonifiées en autant de matchs à domicile, ce n'est qu'à partir de la J8 que le Stade Toulousain s'est durablement installé en tête du classement. Malgré la lutte avec la Section Paloise, le Stade Français Paris ou encore le RC Toulon en début de campagne, les Haut-Garonnais ont toujours conservé une longueur d'avance. Et pour le bonheur de leurs supporters, ils ont pu apprendre une bonne nouvelle avec la prolongation d'Antoine Dupont.
Cette huitième journée a justement semblé être un déclic pour les Rouge et Noir. La raison ? Ils ont enchaîné dix victoires en onze matchs de TOP 14 entre le 26 octobre et le 22 mars. Seule une défaite sur la pelouse de l'USA Perpignan est venue interrompre cette série (30-27), avant qu'elle ne prenne définitivement fin, au retour du Tournoi des Six Nations, sur la pelouse de l'Union Bordeaux-Bègles (44-20).
Pendant ce temps, en Champions Cup, le Stade Toulousain n'a pas vécu la campagne européenne espérée. Les Rouge et Noir ont dû batailler pour arracher leur qualification. En phase de poules, ils se sont imposés à deux reprises à domicile avec le bonus offensif, mais se sont inclinés lors de leurs déplacements à Glasgow (28-21) puis chez les Saracens (20-14). Qualifiés pour le tableau final, les hommes d'Ugo Mola ont franchi l'obstacle des huitièmes de finale face à Bristol (59-26), avant d'être éliminés par l'UBB le tour suivant (30-15).
Après cette défaite en Champions Cup, Toulouse a sans doute connu un léger coup de moins bien. Les coéquipiers de Jack Willis ont même concédé leur seule défaite à domicile de la saison face à l'ASM Clermont (24-27), à l'approche du sprint final, lors de la J22. Quelques semaines plus tard, ils se sont imposés avec le bonus offensif face à Toulon sur la pelouse du Vélodrome (27-51), avant de concéder leur plus lourde défaite de la saison sur le terrain du Stade Rochelais (38-10). Un Stade Toulousain moins bien connecté, mais qui a su rapidement retrouver son meilleur niveau au moment le plus important.
Malgré cela, les Toulousains ont balayé les doutes dès la Phase Finale Pennylane. Après avoir validé leur qualification directe pour les demi-finales à l'issue de la J25, ils ont retrouvé leur meilleur visage au Vélodrome. Spectaculaires pendant 80 minutes, les hommes d'Ugo Mola ont signé une démonstration face au Racing 92 (71-17) pour rallier la finale.
Le reste appartient à l'histoire. En finale, Toulouse s'est une nouvelle fois montré intraitable en remportant son quatrième Bouclier de Brennus consécutif, et portant à neuf son nombre de victoires sur ses neuf dernières finales disputées toutes compétitions confondues. Un 25ème bout de bois qui restera dans les mémoires.