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Mayol, l’épicentre de la passion à Toulon

Mayol, l’épicentre de la passion à Toulon

Publié le 31/07/2026

Peu de stades incarnent la passion comme Mayol. Son histoire, son architecture et son emplacement atypique en font un véritable monument de notre championnat.

 

Ce beau pays où poussent les cailloux 🪨

En France, en Europe et même dans le monde, peu de stades sont autant le pouls d’une ville. Placé en plein cœur de Toulon, le stade Mayol laisse tranquilles les Varois la semaine, et durant l’intersaison, mais les jours de matchs le battement s’accélère. Les joueurs adverses et les visiteurs subissent souvent les secousses générées depuis l’épicentre de la passion pour le RCT. Le point de départ d’un séisme, ancré dans la fameuse rade, qui a irradié la cité portuaire de ses tremblements à partir de 1920. Auparavant le tout jeune Rugby Club Toulonnais a fait comme tous les autres en errant de friches en terrains vagues. 
 


Créée en 1908, l’entité occupe d’abord le quartier de l’Escaillon puis se retrouve les pieds dans l’eau, à proximité d’une rivière capricieuse, sur le terrain des Amoureux. La transhumance se poursuit à la Marquisanne où les pionniers se retrouvent à devoir slalomer entre les oliviers sur un sol de pierres. L’USAP refusera même d’y jouer et obligera Charles Brennus, président de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques, à se déplacer pour valider la tenue de la rencontre. C'en est trop pour les joueurs, les dirigeants et les premiers supporters dont un certain Félix Mayol. Le chanteur à succès pose le micro pour mettre la main à la poche avant de donner les premiers coups de pioche de la construction d’un monument qui portera son nom.

 

 

À Mayol tout est différent ⚫️🔴

60 000 francs or permettent de racheter le vieux vélodrome pour le transformer en stade flambant neuf. La longue aventure de cette arène si atypique commence ainsi et va connaitre un parcours du combattant. En 1921, la mairie menace de le raser puis dans les années 40 ce sont les bombes qui vont l’impacter. 53 trous d’obus rebouchés précédant quatre grandes campagnes de rénovation : en 1947, 1965, 1983 et enfin 2013. Le rendu offre un stade unique que certains peuvent juger biscornu mais que tout le monde respecte. 
 


Entre la barre d’immeuble avec vue directe sur la pelouse depuis le balcon, le pilou-pilou ou encore les arrivées par l’allée des légendes (le walk of fame toulonnais), Mayol offre un décor et une atmosphère atypiques. « Mayol c’est impressionnant, ça vous prend aux tripes à chaque fois », dira d’ailleurs Walter Spanghero, l’un des plus grands guerriers de notre sport. Un guerrier conscient que les combats s’annonçant dans la cité aux origines antiques va perpétuer la tradition de ceux des gladiateurs. Encerclés par les tribunes Bonnus, Lafontan, Delangre et Finale, les adversaires comprennent avant même le coup d’envoi « qu’ici tout est différent ».