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Publié le 17/06/2026
Retrouvez tous les marqueurs d'essais des demi-finales à Marseille
Lors de la saison 2010-2011, le Stade Toulousain aborde la demi-finale avec le statut de favori, après avoir terminé leader de la phase régulière. Avec aux commandes Guy Novès et dotés d'une génération de joueurs d’exception comme Thierry Dusautoir, Clément Poitrenaud, Yannick Jauzion ou encore Vincent Clerc, les Toulousains dominent le championnat et se qualifient directement pour le dernier carré.
En face, l’ASM Clermont, championne de France en titre après avoir décroché le premier Bouclier de Brennus de son histoire en 2010, arrive avec l’ambition de réaliser le doublé. Avec des joueurs comme Aurélien Rougerie, Jamie Cudmore ou encore Brock James, les Clermontois s’imposent une nouvelle fois comme l’une des équipes les plus redoutées du championnat. Très solides tout au long de la saison, ils se qualifient après un succès en barrage face à Biarritz.
Dans la cité phocéenne, le champion de France en titre va cependant tomber sur une équipe toulousaine en état de grâce. Les Rouge et Noir étouffent progressivement les Clermontois et ne laissent très peu d’opportunités dans cette rencontre. Jamais menés, Toulouse s’impose logiquement au terme du match.
Cette victoire 29 à 6 permet au Stade Toulousain de se qualifier pour une nouvelle finale du TOP 14. De leur côté, les Clermontois voient s’envoler l’espoir d’une cinquième finale consécutive.
Un joueur marque particulièrement les esprits lors de cette demi-finale : Rupeni Caucaunibuca. Arrivé à Toulouse quelques mois plus tôt comme joker médical, l’ailier fidjien signe une prestation de très haut niveau au Stade Vélodrome.
Devant près de 56 000 spectateurs, il inscrit les deux essais de la rencontre. Par sa vitesse et sa puissance, il symbolise parfaitement la domination toulousaine sur cette demi-finale.
Avant cette demi-finale, le Racing 92 est en pleine saison historique. Tout juste promus dans l’élite du rugby français, les Franciliens voient déjà les portes de la Phase Finale Pennylane s’ouvrir devant eux. Portés par un recrutement ambitieux et de grande qualité, ils s’imposent progressivement comme des prétendants crédibles au titre.
De son côté, la saison du Montpellier Hérault Rugby est marquée par les débuts du duo Fabien Galthié - Éric Béchu. Pour leur première saison à la tête de l’équipe, les deux hommes réalisent un exercice remarquable. Leaders à plusieurs reprises durant la phase aller, les Montpelliérains terminent finalement à la 6e place du TOP 14 et décrochent leur qualification pour les playoffs.
Le 28 mai 2011, pour la première édition des demi-finales délocalisées dans une même enceinte, le Montpellier Hérault Rugby s’impose face au Racing 92 sur le score de 26 à 25.
Si les hommes de Fabien Galthié ont longtemps maîtrisé la rencontre, menant notamment 23 à 6, ils voient le Racing revenir puis passer devant dans les dernières minutes. Mais une ultime pénalité de Martin Bustos Moyano offre la victoire aux Montpelliérains ainsi qu’une qualification historique pour la première finale de leur histoire.
Pour Mamuka Gorgodze, il s’agit alors du « plus grand moment de sa carrière », tandis que François Trinh-Duc avoue « ne pas encore réaliser ce qu’il vient de se passer ». De son côté, Fabien Galthié résume parfaitement le scénario de cette rencontre en expliquant être passé « du rêve au cauchemar pour finir en état de choc ».
Cette saison-là, le visage du MHR est sans doute celui de François Trinh-Duc. Pourtant, le héros de cette demi-finale reste Martin Bustos Moyano.
L’ailier Argentin envoie Montpellier en finale grâce à une pénalité inscrite dans les dernières secondes, quelques instants après que le Racing 92 ait pris l’avantage au score. Un scénario qui n’est pas sans rappeler un autre Argentin particulièrement apprécié à Marseille : Lucho González. Un an plus tôt, en 2010, son but face au Stade Rennais avait offert à l’Olympique de Marseille son premier titre de champion de France depuis 1992.
Comme Lucho au football, Bustos Moyano devient, le temps d’un après-midi au Stade Vélodrome devant près de 55 000 spectateurs, le héros argentin d’un peuple qui voit son rêve devenir réalité. Après la rencontre, le demi de mêlée montpelliérain Julien Tomas lui rend hommage : « Il faut tirer un grand coup de chapeau à Martin ! Je ne sais même pas comment il a fait pour gérer cette pression ! »
Pour le Stade Rochelais, cette saison marque le début d’une nouvelle histoire. Les Maritimes terminent premiers de la phase régulière, portés par un rugby spectaculaire incarné par Victor Vito, Uini Atonio, Kevin Gourdon ou encore Gabriel Lacroix.
Pour la première fois de son histoire, La Rochelle se qualifie directement pour une demi-finale de TOP 14 et rêve d’une première finale. En face, le RC Toulon dispose encore d’un effectif expérimenté et prestigieux avec Matt Giteau, Leigh Halfpenny, Ma’a Nonu, Duane Vermeulen ou Bryan Habana.
Après avoir éliminé Castres en barrage, les Varois abordent cette demi-finale avec leur expérience des grands rendez-vous face au leader surprise de la saison 2016-2017.
Dans un Vélodrome presque plein, le match est extrêmement fermé et tendu. Toulon impose sa maîtrise et son expérience en cadenassant les initiatives rochelaises, incapables de développer le jeu offensif qui avait fait leur force tout au long de la saison.
La rencontre se transforme en combat d’avants, sans aucun essai inscrit. Les deux équipes marquent uniquement au pied, avec Brock James d’un côté et Leigh Halfpenny de l’autre. Mais un joueur va faire basculer la rencontre dans les derniers instants.
Anthony Belleau devient l’homme de la soirée. À seulement 21 ans, l’ouvreur toulonnais entre définitivement dans une autre dimension en inscrivant le drop de la qualification à trois minutes de la fin. Un geste décisif qui permet au RC Toulon de rejoindre la finale du TOP 14 et qui marque durablement l’histoire des demi-finales du championnat.
Après avoir remporté le Brennus à Barcelone l’année précédente, le Racing 92 arrive avec l’ambition de défendre son titre. Malgré une qualification arrachée dans les dernières journées de la phase régulière, les Franciliens terminent dans le top 6 et éliminent Montpellier en barrage pour rejoindre le dernier carré.
De son côté, l’ASM Clermont réalise l’une des saisons les plus complètes de son histoire. Dauphins à l’issue des 26 journées et meilleure attaque du championnat, les hommes de Franck Azéma abordent cette demi-finale avec une formation riche en talent et l’ambition de soulever à nouveau le Bouclier de Brennus.
Dans un Vélodrome flambant neuf, les Jaunards s’imposent face au Racing 92 au terme d’une rencontre spectaculaire (37-31). Clermont inscrit quatre essais grâce à Damian Penaud, Camille Lopez (doublé) et Fritz Lee, tandis que les Franciliens répondent avec trois essais et restent au contact sans jamais parvenir à renverser la rencontre.
La tâche n’a pourtant pas été simple pour les futurs champions de France. En début de seconde période, les Clermontois se retrouvent à 14 après le carton rouge infligé au pilier Philip Van der Merwe. Malgré cette infériorité numérique, ils parviennent à conserver leur avance et à résister au retour du Racing 92.
Camille Lopez symbolise la maîtrise clermontoise avec une prestation de haut niveau et un rôle central dans l’animation du jeu, tandis que Damian Penaud se révèle au plus haut niveau en inscrivant un essai et en confirmant tout son potentiel.