Tous les sites LNR
Billetterie

FOCUS International

TOP 14 et les joueurs gallois : le souffle des Dragons

TOP 14 et les joueurs gallois : le souffle des Dragons

Publié le 31/01/2025

Depuis longtemps la France a été une terre d’accueil pour les internationaux du XV du poireau. A quelques heures du coup d’envoi de France - Pays de Galles, ce vendredi à 21 h 15, retour sur les Gallois qui ont marqué l’histoire de notre championnat. 

 

Une tradition de grands buteurs

 

De tous temps le pays de Galles a eu de grands buteurs. Phil Bennett ou encore Neil Jenkins en sont de beaux exemples mais n’ont jamais tenté de s’expatrier. C’est un certain Stephen Jones qui a été le premier à rejoindre le TOP 14 qui était encore TOP 16 à son arrivée à Clermont. Au pied des volcans, l’ouvreur international (104 sélections et 6 avec les Lions Britanniques) va scorer 584 points en deux saisons montrant la voie à son compatriote James Hook. Le trois-quarts polyvalent, aux 81 matchs sous le maillot du XV du poireau, pose ses valises à Perpignan en 2011. Il y restera trois saisons le temps de marquer 197 pénalités et 74 transformations. C’est à Toulon qu’il faudra ensuite regarder pour trouver des canonniers gallois. Leigh Halfpenny (101 sélections) arrive sur la Rade en 2014 et repart auréolé d’un titre de champion d’Europe ainsi que 544 points au compteur. Son passage inspire Dan Biggar (112 sélections) qui a entamé sa troisième saison dans le Var. Le dépositaire de la fameuse « Biggarena » (sa routine de buteur étant devenue un mème) passe 129 points et lui permet de rafler la Challenge Cup en 2023.   

 

 

Une star et une légende

 

 Il y a une nette différence entre être une star et une légende. Quand Gavin Henson débarque à Toulon il possède encore une certaine aura. Dans les mémoires de tous les amateurs de resurgissent les images du Tournoi des 6 Nations 2005, quand il est devenu un phénomène. Des coups de pieds de 50 m en coin, des essais alliant puissance et vitesse et une action mythique avec ce plaquage sur l’Anglais Matthew Tait. Seulement, le centre gallois peine depuis quelques années à retrouver son meilleur niveau. Le RCT tente un pari en 2011 en voulant le relancer, mais après seulement 3 matchs c’est un échec, l’étoile ne brille plus et l’aventure prend fin. Tout le contraire du plus grand joueur gallois de l’Histoire : Alun Wyn Jones. Recordman mondial du nombre de matchs en sélections 158, quintuple vainqueur des 6 Nations, le mythique deuxième ligne s’offre un dernier challenge à Toulon et signe en tant que joker médical. Touché par une maladie cardiaque, ce dernier décide d’honorer tout de même son contrat par « reconnaissance » envers le RCT qui a descellé le problème. Il fait une poignée de matchs et quitte les terrains de rugby, la tête haute, par la grande porte.  

 

 

La puissance des Dragons

 

Le pays de Galles est un petit pays mais aux joueurs dotés d’une grande puissance. Que ce soit en mêlée ou dans la ligne de trois-quarts, cette contrée moins peuplée que la région Occitanie (3 millions de Gallois contre 6 millions d’habitants pour la région française), a produit de sacrés athlètes. Forcément, Jamie Roberts et son physique de 3e ligne placé au poste de centre a fait des dégâts. Du haut de ses 94 sélections, le diplômé en médecine, a su allier intelligence et force sur les terrains de TOP 14 lors de son passage au Racing 92. Durant deux saisons, il défend le maillot ciel et blanc avant de signer en Angleterre, aux Harlequins.  Deux saisons également pour son compère de sélection, le « casqué » Jonathan Davies au style tout aussi percutant. A Clermont, le Gallois aux 96 sélections va devenir la coqueluche des supporters. Il ira jusqu’en finale de Coupe d’Europe disputant 31 matchs avec l’ASM.  

 

 

De sacrés personnages

 

Parmi tous les noms cités certains sont restés illustres par leur talent de joueur mais aussi grâce à leur personnalité. Dans cette catégorie, le demi de mêlée Mike Phillips (95 sélections) a sa place par ses qualités de joueur allié à son tempérament. 9e avant (1m91 pour 100 kg), il a guidé les packs du Racing 92 et de Bayonne pour une parenthèse française qui a duré de 2011 à 2016. Il a même le titre de champion de France avec les Franciliens en 2016 (même s’il n’a pas participé à la finale comme son compatriote Luke Charteris). Personnage fantasque, insaisissable, son aventure française ne s’est d’ailleurs pas particulièrement bien terminée. Dans un tout autre style, Gareth Thomas aura en revanche fait plus l’unanimité. L’arrière au 100 sélections, passé par Toulouse avec lesquels il est champion d’Europe en 2005, survivra à une terrible blessure au cou en 2006 (ayant provoqué un infarctus) et sera l’un des premiers joueurs de rugby à faire son coming out en 2009 et révéler sa séropositivité en 2019.