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TOP 14, finale: En route pour le doublé!

TOP 14, finale: En route pour le doublé!

Publié le 28/05/2014

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Remake explosif pour un doublé historique en vue ! (Crédit photo : Presse Sports)

C'est un remake explosif de la dernière finale du TOP 14 qui va tenir en haleine tous les amateurs de rugby, samedi à partir de 21h. En effet, l'an passé, Toulon et Castres avaient déjà croisé le fer sur la pelouse dyonisienne, avec au final, un succès tarnais, 14-19, mettant fin, dans un pur moment de bonheur, à 20 ans de disette pour les joueurs et les supporters du CO. Pour les Toulonnais, ce revers pouvait en partie être atténué par le premier sacre européen du club, survenu deux semaines plus tôt… mais pas totalement.



En effet, tout le monde connait cette attirance unique que peut imposer le Brennus, et malgré une Hcup soulevée, le RCT rêvait de brandir le bout de bois pour la première fois depuis 1992, et de fait, réaliser le premier doublé de l'histoire pour un club français*. Une issue que tout le peuple rouge et noir pensait incontournable tant l'impressionnante armada varoise semblait inarrêtable en cette fin de saison. Pourtant, un mûr tarnais vint stopper l'avancée victorieuse des hommes de Bernard Laporte, les obligeant à rester sur la pelouse du Stade de France pendant la remise du trophée pour la deuxième année de suite.




Réussir en France comme en Europe !



Et c'est clairement pour ne pas revivre cette désillusion une troisième fois de suite, contrairement à ce que le fameux dicton “jamais deux sans trois“ prédit toujours, que les Varois fouleront la pelouse samedi. Non, ce sera pour transposer leur superbe réussite continentale au niveau national.
En effet, si les Toulonnais vont disputer leur sixième finale en trois ans, la troisième de suite en TOP 14, ils y sont encore bredouilles dans la compétition domestique. Et ils comptent bien cette fois, contrairement à la saison passée, surfer sur l'euphorie de leur deuxième titre européen consécutif pour vaincre le signe indien et retoucher enfin le Brennus.



La question sera de savoir si les joueurs du RCT auront récupéré de ce dantesque affrontement de Cardiff. Si ce n'est pas totalement le cas, le talent des Toulonnais, la profondeur de banc, la fraîcheur d'immenses joueurs peu utilisés ces dernières semaines et évidemment les valeurs et la culture de ce club, basées sur le combat, pourraient faire le reste. Sans oublier que ce groupe sera porté par la volonté d'offrir à Jonny Wilkinson, pour le dernier match de son immense carrière, une sortie digne du monument qu'il est et qu'il restera sur la rade et aux quatre coins du monde ovale



Seulement, tout le monde ne l'entend pas de la même oreille, et malgré tout le respect que les Castrais peuvent vouer à Sir Wilko, ils rêvent tous de le voir échouer au pied des marches menant au Brennus. Aussi, il se pourrait qu'un grain de sable, le même qu'il y a un an, vienne enrayer la machine à gagner qu'est le RCT. Et même si les Varois savent à quoi s'attendre, face à une autre défense très hermétique, cela pourrait ne pas suffire. Pourtant, comme l'an passé, et malgré le fait qu'il est champion en titre, le CO ne part pas avec la faveur des pronostics.

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Le week-end dernier, Toulon a remporté sa deuxième finale européenne de suite, réalisant un doublé historique. Il est en route pour un nouvel exploit en cas de succès en championat. (Crédit photo : Presse Sports)

En effet, pour beaucoup encore, le sacre de 2013 fut une surprise. Certains médisants disent même toujours, et malgré la montée en puissance constante des Tarnais année après année, qu'en affrontant en demie des Clermontois minés par leur revers en finale de HCup, puis en finale des Toulonnais épuisés par leur sacre continental, la route vers le Brennus s'en était trouvée débroussaillée. En reliant le Stade de France pour la deuxième saison de suite le CO prouve que son sacre ne devait rien au hasard et que la conservation du bout de bois a tout de plausible.



Mieux, même si quelques interrogations furent soulevées lors de la phase préliminaire, notamment une incapacité chronique à briller loin de Pierre Antoine, la campagne des phases finales 2014 parle en faveur des Tarnais. D'abord en raison de l'exploit retentissant signé face à Clermont (victoire 26-22) lors du barrage au Michelin, où les Auvergnats avaient pourtant remporté leurs 77 derniers matches. Puis en demi-finale, au sortir d'une victoire allongée face à Montpellier (succès 22-19 après prolongations), classé deuxième de la phase préliminaire, et qui avait éclaboussé le TOP 14 de son jeu et de sa fraîcheur.




Un costume d'outsider si saillant



Deux performances majuscules rendues possible par des qualités incontournables qui ont permis au CO de redevenir une place forte du rugby tricolore. Une énorme défense, dense et capable de s'adapter à n'importe quel adversaire. Une touche conquérante avec Yanncik Caballero, qui réalise une véritable moisson à chacune de ses sorties. Des joueurs racés et inspirés capables de trouver des failles partout à l'image de Rémi Lamérat et Brice Dulin. Et puis, et puis… un chef d'orchestre et un buteur hors pair en la personne de Rory Kockott, aussi incontournable pour Castres sur les bords de l'Agout que peut l'être Wilkinson sur la rade pour Toulon.



Autant d'atouts précieux qui ont permis à Castres d'atteindre les sommets, mais surtout d'y rester. Et à ce petit jeu là, le CO peut s'appuyer sur une statistiques qui laisserait beaucoup de clubs rêveurs, sa réussite en finale. En effet, à travers l'histoire, le club tarnais s'est imposé comme une véritable machine à gagner lors du dernier match de la saison. Cinq finales au compteur, quatre succès… rien que cela ! Alors, de 75% de réussite avant 2013, à 80% avant 2014, Castres va-t-il accroître son ratio ?



Peut-être, peut-être pas. 50/50 comme aiment à dire joueurs et entraîneurs. D'un côté, le favori toulonnais, ogre tricolore et continental, bercé par le rêve de réaliser le premier véritable doublé de l'histoire du rugby français et d'offrir une sortie monumentale à sa pépite Wilkinson. De l'autre le CO, champion en titre mais n'ayant rien à perdre n'ayant pas la faveur des pronostics… mais ce rôle d'outsider lui va si bien depuis deux saisons ! Donc oui, c'est bien du 50/50, et cette finale devrait se jouer sur des détails, comme à chaque fois. Qui tirera le mieux son épingle du jeu. Réponse samedi soir pour, quoi qu'il arrive, un doublé !


* En 1996, le Stade Toulousain avait remporté le championnat de France et la première édition de la Coupe d'Europe en 1996, mais celle-ci se disputa sans les provinces écossaises et surtout les clubs anglais

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En s'imposant au Michelin où Clermont avait remporté ses 77 derniers matches, Castres et Rémi Lamérat ont réalisé un exploit retentissant et confirmé que le costume d'outsider lui allait à merveille. (Crédit photo : Presse Sports)

Retrouvez l'historique du RCT en finale du championnat ici



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